Les limites au pouvoir de révision de la nouvelle Constitution tunisienne


Il peut paraître paradoxal de s’intéresser à la révision de la Constitution tunisienne alors que celle-ci vient d’être adoptée par l’Assemblée constituante élue à la suite de la Révolution de 2011. Pourtant, la connaissance des limites érigées par les représentants du Peuple tunisien à l’exercice du pouvoir de révision de la Constitution du 26 janvier 2014 est précieuse pour évaluer dans quelle mesure ils ont entendu protéger leur œuvre fondatrice.



Après le Maroc, la Syrie et l’Égypte, la Tunisie est le quatrième État théâtre du « Printemps arabe » à se doter d’une nouvelle Constitution. Il aura fallu plus de deux ans à l’Assemblée nationale constituante désignée le 23 octobre 2011, soit neuf mois après le soulèvement populaire et le départ du Président Ben Ali, pour donner […]


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