The justice of juridiction: the policing and breaching of boundaries in Orson Welles’ Touch of evil




Date de fraîcheur: 2011
La légitimité du droit dépend de la confection de frontières et de limites qui sont souvent naturalisées au point d'apparaître invisibles. Nous tenons pour acquis, par exemple, que “la juridiction” – i. e. la portée légitime d'institutions juridiques particulières – est une affaire de territoire. Pourtant, de telles affirmations de compétence ne favorisent pas nécessairement les revendications de justice. Quand elle est liée au territoire, la juridiction semble précéder la justice, et la prétention de prérogatives juridictionnelles peut bloquer sa réalisation. Dans cet article, nous étudions le film Touch of Evil, chef-d'oeeuvre d'Orson Welles de 1961, pour explorer les voies par lesquelles il discute et déstabilise l'imaginaire répandue d'une affinité entre justice et juridiction. Nous soutenons que le film noir est un moyen exceptionnellement imaginatif pour examiner le caractère juste d'une juridiction et le rôle de fixation des frontières et limites exercé par le droit. En effet, l'éthique du Film noir souligne la nature tragique et indéterminée des relations humaines, débarrassées du besoin d'une issue narrative propre et claire présente dans la plupart des genres classiques de Hollywood.

Article initialement publié dans la revue Scientia Juris 2011 numéro 1

 


Doctrine:


Citer cette publication :

, ' The justice of juridiction: the policing and breaching of boundaries in Orson Welles’ Touch of evil, ' : Revue générale du droit on line, 2012, numéro 1973 (www.revuegeneraledudroit.eu/?p=1973)