Le 30 janvier 1791, Mirabeau, un comte à la présidence de l’Assemblée nationale





Président de l’Assemblée nationale, voilà une fonction à laquelle on ne prête guère plus d’attention et qui souffre de peu de développements sauf évidemment à rechercher dans les manuels de droit destinés à la présenter au mieux ce qui peut bien la caractériser. Est-ce parce qu’il arrive après le Président du Sénat dans le rang protocolaire, lequel contrairement au Président de l’Assemblée nationale, est tenu d’occuper la fonction de Président de la République lorsque celle-ci est vacante ? N’y a-t-il pas d’autres prérogatives qui pourraient justifier que l’on s’attarde un peu sur la présidence de la chambre basse ? Celles afférentes à la nomination par exemple ? Manifestement non puisque par effet de miroir, le premier du Sénat les partagera également. Faut-il attendre qu’éclate au grand jour un scandale politique pour que les projecteurs soient davantage braqués sur ce personnage qui joue pourtant un rôle conséquent dans nos institutions ? Sans s’arrêter plus longtemps sur la querelle actuelle qui oppose MM. Bartolone et Larcher, respectivement Présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, au sujet du « désaccord profond des conceptions institutionnelles » qui porte sur le bicamérisme en France et l’éventuelle fusion du Sénat avec le Conseil Economique Social et Environnemental défendu par le premier, il est évident que les présidents de l’assemblée nationale modèle 1789 n’avaient pas de problèmes équivalents. En effet, une divergence entre le Palais Bourbon et le Palais du Luxembourg il n’y en avait guère sous de tels traits en raison du fait très simple qu’il n’y avait alors qu’une seule chambre pour représenter la Nation toute entière, laquelle trouvait son siège au sein d’un Etat central concentré. Ainsi, celui qu’on appelait « l’orateur du peuple » ou encore « la torche de Provence », plus communément connu sous le nom raccourci de Mirabeau, n’allait pas se confronter à de telles problématiques au cours de son mandat et ce, depuis sa prise de fonction en ce jour du 30 janvier 1791. Si ce n’est pas à travers ce poste que le personnage, sans aucun doute l’un des plus emblématiques de la Révolution française, fit son gain de notoriété, il n’empêche que l’évènement mérite d’être rappelé, aussi subreptice soit-il, nous permettant par la même occasion de revenir sur celui qui prononça ses mots célèbres lors du « coup d’Etat » opérée par la toute jeune Assemblée nationale le 23 juin 1789 : « nous ne quitterons nos places que par la puissance des baïonnettes. »

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I – « Un homme dont le talent n’avait d’égal que sa laideur »

Pour faire un comte, il fallait bien un marquis. Ainsi, Honoré-Gabriel Riqueti, Comte de Mirabeau, naquit au sein d’une famille noble provençale ayant pour patriarche l’économiste de renom, Victor Riqueti, Marquis de Mirabeau. Ce dernier, officier aguerri, puisqu’il parviendra à se distinguer par ses faits d’arme, ne termina toutefois pas sa carrière dans les rangs de l’armée. Malheureux en mariage, il compensera son absence de bonheur grâce à son esprit vigoureux qui lui vaudra d’être reconnu dans les domaines de l’économie et de la philosophie. Mauvais gestionnaire de ses deniers, il finira sa vie avec une fortune fortement amenuisée. Comble de ce désolant constat, il n’eut même pas l’occasion de voir l’un des évènements les plus marquants de la Révolution française, la prise de la Bastille le 14 juillet 1789 puisqu’il mourut justement la veille de celle-ci.

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Portrait de Victor Riqueti, Marquis de Mirabeau

Loin d’avoir eu un père aimant, Mirabeau sera fustigé par ce dernier de l’appellation « Monsieur l’Ouragan » et décrit auprès de son oncle, le bailli de Mirabeau, comme étant « aussi laid que le neveu de Satan ». En effet, physiquement, Mirabeau accuse d’un visage disgracieux qu’une variole contractée à l’âge de trois ans et mal soignée aura eu pour conséquence d’accentuer sa laideur. Victor Hugo considérait que Mirabeau était « d’une laideur grandiose et fulgurante ». On n’aura donc pas assez d’expressions pour décrire physiquement le facies ingrat du personnage. Cela est d’autant plus frustrant que le nom même de Mirabeau a une signification en provençal (Mirabèu) qui ajoute encore à son malheur ; Mirar signifiant « voir » et Bèu « beau » littéralement donc « belle vue ».

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Portrait de Mirabeau mettant clairement au jour les cicatrices qui inondent alors son visage

Contrairement à son paternel, il ne se dirigera pas dans un parcours d’économiste mais de droit qu’il étudiera à la faculté d’Aix-en-Provence. Il embrassera tout de même une carrière militaire, sans doute par quelque atavisme, ce qui lui permit de prendre part à la campagne de Corse qui se déroula de 1768 à 1769 et vit son terme dans la bataille de Ponte Novu le 9 mai ; laquelle fut remportée après de bien âpres combats par le Royaume de France gouverné par Louis XV. De retour dans la vie civile, Mirabeau aura pour le moins une existence ponctuée assez souvent par des problèmes d’argent.

II – Un libertin à l’existence agitée

Très vite, Mirabeau gagnera la réputation d’être libertin ce qui lui valut les critiques les plus féroces de la part de son entourage, et à commencer par le plus proche, son père, dont la colère fut mise à rude épreuve à plusieurs reprises. Sur son ordre et afin de préserver son fils de ses créanciers, Mirabeau fut enfermé au Fort de Vincennes entre 1770 et 1775 ce qui ne l’empêchera pas de fuir ses problèmes pour aller mener un train de vie ailleurs, toujours plus tumultueux.

Exilé en Hollande, lorsque celle-ci se faisait encore appeler Provinces-Unies, avec la femme du Président de la Chambre des comptes de Dole, ils seront tous deux condamnés par la justice ; lui pour rapt et séduction, l’autre pour adultère. Son séjour lui permettra de se consacrer à son premier ouvrage intitulé Essai sur le despotisme, dans lequel il y dénonce l’arbitraire du Roi en France. Bien qu’étant d’extraction noble, cela ne l’empêchera pas de porter un jugement assez sévère envers le pouvoir royal.

« Le despotisme n’est pas une forme de gouvernement […] s’il en était ainsi, ce serait un brigandage criminel et contre lequel tous les hommes doivent se liguer. »

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Mirabeau dans son cabinet de travail

Après avoir été arrêté par les autorités, Mirabeau sera à nouveau enfermé au Fort de Vincennes où il y fera la rencontre du Marquis de Sade. Il en profitera pour rédiger un libelle contre l’arbitraire de la justice de l’époque (Des lettres de cachet et des prisons d’Etat) qui sera publié en 1782. Libéré en 1780 « sous conditionnelle », son père se réservant une lettre de cachet à son encontre laquelle lui permettrait de le faire emprisonner à la moindre incartade, Mirabeau fréquentera Gien, endroit où demeure Sophie de Monnier, la femme pour laquelle il fut condamné et avec qui il eut une fille décédée en bas-âge. Etant marié avec la fille du Marquis de Marignane, il demandera la séparation de corps en 1782 ce qui lui valut la publicité d’un procès défrayant la chronique puisque Mirabeau prenant sa propre défense, il fera face à un plaideur hors pair à cette époque et pour cause, car il s’agissait ni plus ni moins que de Jean-Marie Etienne de Portalis avec lequel Mirabeau avait fait ses études de droit à la faculté d’Aix-en-Provence.

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Jean-Marie Etienne de Portalis en habit de Ministre des cultes sous le Ier Empire

La joute oratoire entre les deux protagonistes aboutit à une défaite pour Mirabeau. Celui-ci ne tiendra pas rigueur à son adversaire qui s’était admirablement débattu contre lui ; les deux hommes garderont une correspondance régulière jusqu’à la fin de la vie de Mirabeau.

III – Les promesses d’un prodigieux politique

Si la politique est souvent source de conflits, elle fut dans la vie de Mirabeau le biais par lequel il put enfin se réconcilier avec son père, lequel vit bien que son fils excellait dans le domaine. Ainsi, l’intelligence d’une personne se mesure parfois à l’aune de relations que celle-ci parvient à nouer. Mirabeau se tissa un réseau relationnel sans aucun doute décisif dans sa carrière car on y trouve, entre autres, Charles-Maurice Talleyrand-Périgord, mais également Condorcet ou encore le futur conventionnel Brissot.

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Marie Jean Antoine Nicolas de Caritat, marquis de Condorcet

Progressivement, Mirabeau va venir se placer en tant que contestataire du pouvoir et de la politique menée par la Monarchie déclinante. En effet, après avoir effectué une mission en Allemagne au service du Contrôleur général des finances Calonne pour le compte de Louis XVI en 1786, Mirabeau ne parvint pas à se hisser à un véritable poste diplomatique. Lorsqu’il publia son pamphlet Dénonciation de l’agiotage en 1787, une lettre de cachet fut prise à son encontre ce qui le contraint de fuir à Liège. Le 19 février 1788, avec Condorcet et Brissot, ils fondent la Société des amis des Noirs, lui permettant de critiquer ouvertement l’administration des colonies et notamment l’esclavage qui y sévissait. Les propositions de cette association étaient les suivantes : l’égalité entre les hommes blancs et les hommes de couleur libres des colonies mais aussi et surtout l’abolition progressive de l’esclavage devant prendre en compte l’équilibre de l’économie française ainsi que le temps d’adaptation au profit des esclaves lesquels devaient se faire à un nouveau statut, le tout, en évitant de verser dans l’excès qu’une liberté trop rapidement acquise peut entrainer.

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Adresse de la Société des amis des Noirs à l’Assemblée nationale en février 1790

Les idées de Mirabeau étaient bien celles de la Révolution française laquelle ne tarderait pas à éclater entrainant dans son sillage toutes les abominations d’un Ancien Régime sclérosé et campé sur ses privilèges ce qui n’était plus en adéquation avec la société de 1789.

IV – Les années Lumières : entre rejet et admiration de Mirabeau

Le Comte de Mirabeau ne sera pas l’égérie de la noblesse, loin de là. En effet, la position du Provençal est d’abord ambigüe puis devient très vite perceptible. Il avait renié sa classe avant qu’elle ne le fit pour lui ; ce qui se traduit par l’échec cuisant qu’il a subi en Provence alors qu’il était candidat à la députation de la noblesse dans le cadre des élections des membres pour siéger aux Etats Généraux des Provinces convoqués par le monarque pour le mois de mai 1789. Il eut plus de succès du côté d’Aix-en-Provence et de Marseille où il se fit élire député au sein du Tiers-Etat. Avant même d’avoir pu siéger dans la Salle des Menus Plaisirs, le jeune élu fit paraître « Etats Généraux » premier journal d’un député le 2 mai 1789.

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Les Etats Généraux, gazette fondée par Mirabeau en mai 1789

Il entreprendra par la suite de diffuser les comptes-rendus des séances alors que cela avait été interdit par le pouvoir royal. Le journal fut saisi mais cela ne suffit pas pour parvenir à décourager Mirabeau dans ses projets. Il continuait malgré tout sur le mode de la provocation. Le « Courrier de Provence », qui retraçait également quelques réflexions de son auteur, fut même publié après sa mort.

Il faut dire que même si Mirabeau n’avait pas la vocation du journaliste, force est de constater qu’il s’adonnait à l’activité de journalisme avec un réel plaisir. Comment cela aurait-il pu en être autrement dès lors que les évènements qui eurent lieu entre mai et juillet 1789 furent sans doute les plus importants de l’Histoire de France. Le plus marquant s’agissant de Mirabeau est celui du 23 juin lorsque le Roi Louis XVI décida de déclarer « nul, illégal et inconstitutionnel » tout ce qui fut fait jusqu’alors par les membres du Tiers-Etat, rejoint entre temps par quelques députés du clergé. Rappelons que ces derniers s’étaient tout simplement autoproclamer Assemblée nationale le 17 juin 1789 sur le modèle décrit par Sieyès dans Qu’est-ce que le Tiers-Etat ? puisqu’ils considéraient représenter quatre-vingt seize centièmes de la Nation.

Lorsque Henri-Evrard marquis de Dreux-Brezé, grand maître des cérémonies, vint apporter l’ordre de dissolution de l’Assemblée nationale, Mirabeau se leva et prononça cette tirade :

« Oui, Monsieur, nous avons entendu les intentions qu’on a suggérées au Roy ; et vous qui ne sauriez être son organe auprès des États-Généraux, vous qui n’avez ici ni place ni voix, ni droit de parler, vous n’êtes pas fait pour nous rappeler son discours. Cependant, pour éviter toute équivoque et tout délai, je vous déclare que si l’on vous a chargé de nous faire sortir d’ici, vous devez demander des ordres pour employer la force ; car nous ne quitterons nos places que par la puissance des baïonnettes. »

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Séance royale du 23 juin 1789

C’est à ce moment que Mirabeau acquit cette aura de l’orateur le plus énergique de l’Assemblée nationale. Cette réputation le suivra tout du long de la Révolution française et continue encore à caractériser le personnage aujourd’hui. Membre du Club des jacobins, il y prononcera également ses plus célèbres discours et notamment celui portant sur la traite des nègres en qualifiant les navires qui les transportaient de « bières flottantes ».

Le 9 juillet, alors que l’Assemblée nationale se proclame « constituante » le Roi ordonne aux troupes étrangères d’entourer la capitale ce qui infuse une atmosphère tendue au sein de la « Représentation nationale ». Mirabeau rédigera ainsi une adresse à Louis XVI pour lui demander de retirer ses troupes et donner des gages au nouveau pouvoir constituant.

Le 30 janvier 1791, l’Assemblée nationale décide de confier sa présidence à Mirabeau. Il entrera ainsi dans la longue lignée inaugurée pour la première fois par l’astronome Jean-Sylvain Bailly.

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Néanmoins, toute l’énergie que le député mettra pour défendre et faire vivre ses convictions ne cachait en réalité qu’un homme profondément attaché à son Roi ce qui ne fut pas sans conséquence pour sa postérité. Un épouvantable sentiment de déception et l’impression d’avoir été trahi traversaient ces jeunes hommes politiques, pour la plupart sans expérience solide dans les affaires publiques, qui l’avaient placé sur un piédestal et pris en exemple.

Quand le masque tombe, le héros s’évanouit mais l’homme demeure …

V – Le retour du transfuge

La noblesse ne l’avait pas choisi pour la représenter aux Etats Généraux ce qui lui laissait dans la bouche un goût encore plus amer que celui qu’il avait déjà depuis la fin des années 1780 à l’encontre des gens de sa classe. Ses critiques furent encore plus véhémentes par la suite ce qui ne fit que creuser davantage le fossé qui déjà les séparait.

Pourtant, à mesure que la Monarchie déclinait, Mirabeau prit fait et cause pour elle. Ardent défenseurs des principes de la Révolution française le jour, il enfilait les oripeaux de conseiller privé du Roi le soir afin de lui permettre de le maintenir au pouvoir. Si Louis XVI accepta le régime qui lui imposait la Constitution du 3 septembre 1791 et qu’il prêta serment de la défendre contre les ennemis de la Liberté c’est en grande partie grâce à l’intermède de Mirabeau. L’allégeance de la famille royale lors de la Fête de la Fédération le 14 juillet 1790 est encore à mettre sur le compte de l’influence du Provençal. Enfin, le comportement que tenait en public la Reine lui était soufflé par Mirabeau qui avait pris l’habitude de la rencontrer secrètement dans les jardins du Palais des Tuileries.

Lors de l’épisode de l’armoire de fer le 20 novembre 1792, on découvrit dans les papiers du Roi que Mirabeau avait comploté pour permettre au monarque de reprendre en main la France après avoir laissé l’Assemblée nationale se déconsidérer auprès du peuple. Il avait également tissé des liens avec l’émigration pour préparer sa fuite par le nord de la France en cas d’échec.

Sa réputation de corrompu, il l’a gagnée dès cet instant où l’on apprit que le Comte était rémunéré sur les deniers publics en livres d’or par heure. Prit d’affect pour le monarque, Mirabeau caressait aussi mais surtout l’espoir d’être nommé Premier ministre de la Monarchie constitutionnelle telle qu’il se la représentait.

Tout convergeait ainsi pour faire de Mirabeau l’homme le plus haï de Paris après le Roi.

VI – La mort du « Hercule de la Liberté »

Si Sieyès avait lancé cette apostrophe à Mirabeau, le « Hercule de la Liberté », pour signifier sa puissance et son intelligence politique, force est d’admettre que sa santé n’égalait pas celle du héros antique. Il disparut brutalement le 2 avril 1791 ce qui provoqua une grande tristesse au sein du peuple français au moins aussi forte que la haine qu’on lui vouera par la suite.

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Sa dépouille sera déposée au Panthéon puis en sera expulsée après la découverte de ses tractations avec le Roi. Ce sera à Marat, assassiné le 13 juillet 1793, de prendre sa place sous la Convention.

L’Histoire tentera de le réhabiliter auprès des Français bien que sa mission première ne doit pas normalement pas être de cet acabit. Cela permettra néanmoins de mettre au jour les analyses faites par lui et confirmera que Mirabeau avait réellement un sens du politique et du juridique à l’égal de ce qu’on peut attendre de tout bon constitutionnaliste qui se respecte.

Bibliographie:

CHAUSSINAND-NOGARET (G) Mirabeau, Ed. Seuil, janvier 1982, p. 281

ZORGBIBE (C) Mirabeau, Ed. Editions de Fallois, juin 2008, p. 524

DESPRAT (J-P) Mirabeau, Ed. Perrin, juin 2008, p. 804

Matthieu Bertozzo

Doctorant en Droit public - Diplômé du CJFA - Diplômé de l'Institut d'Histoire du Droit


Doctrine:


Citer cette publication :

, ' Le 30 janvier 1791, Mirabeau, un comte à la présidence de l’Assemblée nationale, ' : Revue générale du droit on line, 2015, numéro 19511 (www.revuegeneraledudroit.eu/?p=19511)