Réparation intégrale du préjudice dans l’affaire du Mediator sans réduction possible à raison des prédispositions de la victime




Contexte : Dans une décision rendue le 22 novembre 2017 rendue dans l’affaire du Mediator, la première chambre civile de la Cour de cassation rappelle que la responsabilité de la société Les Laboratoires Servier est engagée à raison du défaut de son produit, de sorte que la victime peut prétendre à la réparation de son […]


Doctrine:


Conclusions Romieu sur l’arrêt Terrier




Le conseil général de Saône-et-Loire s’est préoccupé d’assurer la destruction des vipères dans le département : il a, en 1900, voté à cet effet un crédit de 200 francs et décidé d’allouer une prime de 0 fr. 25 à quiconque aurait tué une vipère, sur production du certificat du maire de la commune où elle […]


Doctrine:


Maladresse fautive du chirurgien ou aléa thérapeutique ?




Contexte : Cette décision rendue par la première chambre civile de la Cour de cassation le 4 octobre 2017 sème le doute sur la pérennité de sa jurisprudence sur la maladresse fautive du chirurgien qui lèse un organe ou une partie du corps du patient puisqu’elle retient ici que ce type d’atteinte relève de l’aléa […]


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Conclusions Jean Romieu sur CE 2 décembre 1893, Mogambury




« Un sieur Mogambury, ancien écrivain auxiliaire, de la direction de l’intérieur des établissements français de l’Inde, s’est adressé au sous-secrétaire d’Etat des colonies à l’effet d’obtenir une pension de retraite. Le sous-secrétaire d’Etat a, par décision du 22 décembre 1890, rejeté sa demande. Le sieur Mogambury se pourvoit devant vous contre cette décision. Si vous […]


Doctrine:


Subsidiarité ou complémentarité de l’indemnisation par l’ONIAM ?




Contexte : Par une décision rendue le 22 novembre 2017, la première chambre civile de la Cour de cassation juge que l’ONIAM doit verser à la victime la part d’indemnisation qui n’est pas mise à la charge du responsable seulement condamné à réparer une perte de chance d’échapper à l’accident médical qui s’est réalisé. Litige […]


Doctrine:


La Cour de cassation persiste et signe : la faute du praticien est présumée en cas de dossier médical incomplet !




Contexte : Dans une décision rendue le 4 octobre 2017 rendue dans une affaire déjà bien connue concernant le dommage subi par un enfant à l’occasion d’un accouchement difficile ayant nécessité l’utilisation de forceps, la première chambre civile persiste dans son affirmation que la faute médicale est présumée lorsque le dossier du patient est insuffisamment […]


Doctrine:


Les données acquises de la science s’apprécient à la date de l’acte médical litigieux




Contexte : Cet arrêt rendu le 13 juillet 2016 rappelle un principe constant dont la méconnaissance par l’expert dans son rapport judiciaire, sans que les juges du fond n’y aient trouvé à redire, surprend. Litige : Le 24 mars 1989, une femme accouche, par voie basse, d’un enfant présentant une dystocie des épaules dont il a […]


Doctrine:


Ne pas proposer une amniocentèse à l’issue d’un test sanguin révélant un risque d’anomalie chromosomique n’est pas une faute caractérisée




Contexte : Cette décision rendue le 5 juillet 2017 montre la difficulté à laquelle se heurtent les parents contraints d’établir l’existence d’une faute caractérisée pour obtenir réparation du préjudice résultant de la naissance de leur enfant atteint d’un handicap congénital non décelé durant la grossesse. Litige : Durant sa grossesse suivie par un médecin gynécologue, une femme consent […]


Doctrine:


La perte de chance d’éviter le dommage ne se confond pas avec le préjudice d’impréparation




Contexte : Par cette décision rendue le 22 juin 2017, la Cour de cassation confirme l’autonomie du préjudice d’impréparation par rapport à celui qui résulte d’une perte de chance d’éviter le dommage par une décision éclairée par une information suffisante sur les risques encourues (V. déjà en ce sens, Cass. 1re civ., 25 janv. 2017, n° […]


Doctrine:

Resp. civ. et assur. 2017, comm. 251, note S. Hocquet-Berg


Le degré de certitude de l’imputabilité des troubles de la fertilité ou de la gestation au DES




Contexte : Bien que prononçant une cassation purement disciplinaire dans cette décision rendue le 22 juin 2017, la Cour de cassation livre un message sur le degré de certitude requis pour retenir l’imputabilité de certaines pathologies invoquées par les demanderesses en réparation au DES. Litige : Une femme souffrant de malformations gynécologiques ayant entrainé des grossesses […]


Doctrine:


Présomption de faute de la clinique en l’absence de communication d’informations médicales




Contexte : Rappelant une règle justifiée en logique comme sur le plan moral, cette décision rendue le 8 février 2017 par la première chambre civile énonce que la faute médicale de la clinique est présumée si elle ne communique pas les éléments du dossier médical au patient ou à ses ayants droit qui recherchent sa responsabilité. Litige […]


Doctrine:


La réparation du préjudice d’impréparation ne fait pas double emploi avec celle de la perte de chance d’éviter le dommage




Contexte : Par cette décision rendue le 25 janvier 2017, la Cour de cassation se prononce pour la première fois en faveur de l’allocation à la victime d’un manquement à un devoir d’information sur les risques encourus d’une indemnisation à fois sur le terrain du préjudice d’impréparation et sur celui de la perte de chance d’éviter […]


Doctrine:

Resp. civ. et assur. 2017, comm. 115, note S. Hocquet-Berg


Contentieux administratif- Deuxième Partie-Titre I-Chapitre III




CHAPITRE III – LA FIN DE L’INSTANCE La fin de l’instance, étape postérieure à l’instruction. Comme cela a déjà été dit, il ne faut pas confondre instruction et instance, l’instruction n’étant qu’une étape de l’instance. L’instance prend fin avec la phase de jugement (Section 1) à l’issue de laquelle intervient la décision juridictionnelle (Section 2). […]


Doctrine:

Bibliographie indicative section 1 : J. Bénéteau, « L’oralité dans la procédure administrative contentieuse », RRJ 2010, pp. 889 et s. N. Boukheloua, « Le magistrat rapporteur dans le procès administratif », AJDA 2014, pp. 431 et s. D. Boulard, « La place du rapporteur public », AJDA 2011, pp. 601 et s. S. Caillet, « Le rapporteur public ou le dépérissement du commissaire du gouvernement », RDP 2010, pp. 1305 et s. B. Chemin, « Le statut de l’oralité », AJDA 2011, pp. 604 et s. A. Ciaudo, « Le huis-clos dans la juridiction administrative, JCP adm. 2010, étude 2019. S. Gandreau, « La théorie de l’apparence en droit administratif : vertus et risques de l’importation d’une tradition de Common Law », RDP 2005, pp. 319 et s. F. Melleray et B. Noyer, « L’information des parties sur le sens des conclusions du rapporteur public », AJDA 2013, pp. 1839 et s. L. Milano, « Douze ans après l’arrêt Kress, la reconnaissance de la spécificité du rapporteur public », RDP 2013, pp. 1123 et s. B. Pacteau, « Le rapporteur public sauvé des eaux… », RFDA 2014, pp. 47 et s. B. Seiller, « Le juge unique », AJDA 2012, pp. 1205 et s. J.-H. Stahl, « Le rapporteur public en 2013 : après l’épreuve, ce qui change, ce qui demeure », RFDA 2014, pp. 51 et s. Bibliographie indicative A.-C. Bezzina, « 2004-2014 : les dix ans de la jurisprudence AC ! », RFDA 2014, pp. 735 et s. C. Cantié, « Les visas apposés sur les décisions des juridictions administratives. Point de vue sur une justice créative », JCP Adm. 2013, 2098. P. Cassia, « Une autre manière de dire le droit administratif : le « fichage » des décisions du Conseil d’Etat au Recueil Lebon », RFDA 2001, pp. 830 et s. B. Delzangles, « Le contrôle du Conseil d’Etat sur l’amende pour recours abusif », AJDA 2008, pp. 821 et s. P. Fraissex, « Droit au juge et amende pour recours abusif », AJDA 2000, pp. 20 et s. L. Janicot, « Les silences du jugement », RDP 2012, pp. 1064 et s. D. Labetoulle, « Remarques sur l’élaboration des décisions du Conseil d’Etat statuant au contentieux » in Mélanges R. Chapus, Paris, Montchrestien, 1992, pp. 333 et s. E. Langelier et A. Virot-Landais, « Mérites et limites du recours à la régularisation des actes viciés », JCP adm. 2015, 2245. M. Le Coq, « Annulation partielle des autorisations d’urbanisme », AJDA 2014, pp. 1191 et s. C. Maugüé et J.-H. Stahl, « Sur la sélection des arrêts au Recueil Lebon », RFDA 1998, pp. 768 et s. G. Pellissier, « Quatre ans d’application de la jurisprudence Association AC ! Une nouvelle dimension de l’office du juge », RJEP août 2008, étude 7. J.-M. Peyrical, « Le juge administratif et la sauvegarde des actes de l’annulation : étude sur la neutralisation et la substitution des motifs », AJDA 1996, pp. 22 et s. M. Revert, « Les moyens inopérants sont-ils vraiment tous inoffensifs ? », AJDA 2011, pp. 771 et s.


Contentieux administratif– Première Partie– Titre I– Chapitre II




CHAPITRE II – LA COMPÉTENCE DE LA JURIDICTION ADMINISTRATIVE Une double question. Le droit public est un droit foncièrement sensible aux questions de compétence. Le droit processuel l’est tout autant. C’est dire si la question de la compétence juridictionnelle revêt une importance cruciale pour la procédure juridictionnelle administrative. C’est à présent une chose trop bien sue, […]


Doctrine:

Bibliographie indicative section 1 : J. Arrighi de Casanova et J.-H. Stahl, « Tribunal des conflits : l’âge de la maturité », AJDA 2015, pp. 575 et s. J. Boudon, « La réforme du Tribunal des conflits », RDP 2014, pp. 1579 et s. P. Delvolvé, « Paradoxes du (ou paradoxes sur le) principe de séparation des autorités administrative et judiciaire » in Mélanges René Chapus, Paris, Montchrestien, 1992, pp. 135 et s. F. Fines, « L’autorité judiciaire gardienne de la liberté individuelle dans la jurisprudence du Conseil constitutionnel », RFDA 1994, pp. 594 et s. P. Gonod, « La nouvelle vie de la loi du 24 mai 1872. Codification et « nidification » législative » in Mélanges en l’honneur de Marceau Long, Paris, Dalloz, 2016, pp. 239 et s. P. Léger, « Le dualisme juridictionnel a-t-il encore une raison d’être ? » in Mélanges en l’honneur de Jean-François Burgelin, Paris, Dalloz, 2008, pp. 233 et s. B. Seillier, « Le Tribunal des conflits renforcé », JCP adm. 2015, 2082. A. Van Lang, « Le dualisme juridictionnel en France : une question toujours d’actualité », AJDA 2005, pp. 1760 et s. Bibliographie indicative section 2 : F. Rolin, « Le coût du retard à juger devant les juridictions administratives », AJDA 2004, p. 2145.


La faute est présumée en cas de dossier médical incomplet




Contexte : Confirmant sa position empreinte de pragmatisme et de justice, cette décision rendue le 9 avril 2014 par la première chambre civile rappelle que la faute médicale est présumée lorsque le dossier du patient est insuffisamment renseigné. Litige : Le 23 mai 1970, un enfant nait dans une clinique privée, présentant un important hématome […]


Doctrine:


Le principe du pluralisme interprété à la lumière du phénomène de recomposition de la vie politique, avatar du concept de « constitution vivante »




Le concept de « constitution vivante », originaire des États-Unis (v. A. Vlachogiannis, Les juges de la Cour Suprême des États-Unis et la notion de constitution vivante, thèse, Paris 2, 2011, dactyl., 624 p.), signifie que son juge l’interprète, comme le considère la Cour européenne des droits de l’homme à propos de la Convention du 4 novembre […]


Doctrine:


La consécration de l’opposabilité directe de la loi littoral


Par sa décision de Section du 31 mars 2017, le Conseil d’Etat systématise le principe de l’opposabilité directe de la loi littoral. Cette décision éclaire ainsi les rapports entre la loi littoral, les directives territoriales d’aménagement et les plans locaux d’urbanisme. Le Conseil d’Etat durcit son exigence quant à la conformité des projets d’urbanisation des communes littorales, quand bien même les projets afférents seraient conformes au plan local d’urbanisme. Tout en rappelant l’importance de la compatibilité des documents d’urbanisme, il exige la conformité des modalités d’extension de l’urbanisation d’un projet aux dispositions de la loi littoral.

La société Savoie Lac Investissements avait déposé une demande de permis de construire portant sur la construction d’un bâtiment de cinq logements. Se fondant sur la non-conformité de cette demande aux dispositions de l’article L. 146-4 du code de l’urbanisme qui prévoient que l’extension de l’urbanisation doit être réalisée soit en continuité d’une agglomération ou […]


Doctrine:


Le droit de refuser de se soigner




Contexte : Par cet arrêt rendu le 27 septembre 2016, la chambre criminelle de la Cour de cassation rappelle que le refus de se soumettre à des traitements médicaux ne saurait être opposé à la victime pour réduire son droit à réparation. Litige : Le 27 juillet 2007, un couple est victime d’un accident de la […]


Doctrine:

Resp. civ. et assur. 2016, comm. 327


Précisions sur les modalités d’indemnisation du cocontractant en cas de résiliation anticipée du contrat pour motif d’intérêt général


Par cet arrêt du 3 mars 2017, le Conseil d’État apporte d’intéressantes précisions sur les modalités d’indemnisation du cocontractant en cas de résiliation du contrat pour motif d’intérêt général. Plus précisément, il se prononce sur l’articulation entre, d’une part, les stipulations du contrat qui prévoient l’étendue et les modalités de cette indemnisation et, d’autre part, les règles générales applicables dans le silence du contrat. Il en ressort que, lorsque ces stipulations se révèlent illicites, parce qu’elles prévoient une indemnisation disproportionnée au détriment de la personne publique, il appartient au cocontractant, pour obtenir une indemnisation, de se fonder sur les règles générales applicables dans le silence du contrat.

Les faits à l’origine du présent arrêt sont relativement banals. Le Tribunal de grande instance de Marseille avait conclu, avec la société Leasecom, un contrat de location de quinze photocopieurs, à compter du 1er janvier 2004, pour une durée de douze trimestres. Par un courrier du 27 juin 2005, le greffier en chef du tribunal […]


Doctrine:


Les données acquises de la science à la date de l’accouchement




Contexte : Par cet arrêt rendu le 13 juillet 2016, la Cour de cassation rappelle qu’il convient de se placer à la date de l’acte de soins dommageable pour apprécier sa conformité à l’état des connaissances scientifiques. Litige : Le 24 mars 1989, une femme accouche, par voie basse, d’un enfant qui présente une dystocie des épaules et conservera d’importantes séquelles. […]


Doctrine:

Resp. civ. et assur. 2016, comm. 316